Les utilitaires électriques passent à la vitesse supérieure
Dès le 1er octobre 2026, certains utilitaires électriques jusqu’à 4,25 tonnes bénéficieront en Suisse de règles de circulation assouplies. La Confédération veut ainsi compenser le poids supplémentaire lié aux batteries et rendre les véhicules électriques plus compétitifs dans la livraison. Vitesse autorisée de 120 km/h sur autoroute, fin de l’interdiction faite aux camions et moins d’obligations administratives sont au programme.
Les utilitaires électriques passent à la vitesse supérieure
Pour les véhicules utilitaires légers à propulsion électrique, la batterie est à la fois la source d’énergie et un poids supplémentaire. Ce surpoids peut faire passer le véhicule au-dessus de la limite classique de 3,5 tonnes et l’exposer à des règles normalement applicables aux véhicules lourds. Le Conseil fédéral veut désormais réduire cet effet secondaire de l’électrification.
Cinq ordonnances du droit routier seront modifiées à partir du 1er octobre 2026. Les nouveaux principes concernent certains véhicules utilitaires électriques dont le poids total ne dépasse pas 4,25 tonnes. Condition essentielle : le poids supplémentaire doit être exclusivement dû à la technologie de propulsion sans émissions, notamment à la batterie.
Ces véhicules bénéficieront ainsi de règles comparables à celles des utilitaires conventionnels jusqu’à 3,5 tonnes. Sur autoroute, ils pourront notamment rouler à 120 km/h, contre 80 km/h dans les cas où leur poids les faisait jusqu’ici entrer dans la catégorie des véhicules lourds.
Autre changement : le signal « Interdiction aux camions » ne leur sera plus applicable. Dans le trafic intérieur suisse, l’obligation d’utiliser un tachygraphe disparaît également. Les prescriptions relatives au temps de travail, à la durée de conduite et aux périodes de repos prévues par l’ordonnance concernant les chauffeurs ne s’appliqueront plus à ces véhicules.
Le contrôle administratif sera lui aussi allégé. Les intervalles de contrôle des utilitaires électriques concernés seront alignés sur ceux des véhicules utilitaires conventionnels jusqu’à 3,5 tonnes. Les cantons devront appliquer ces nouveaux intervalles à partir du 1er février 2028.
Le principe est de neutraliser autant que possible un paradoxe de l’électrification : plus la technologie permet de supprimer les émissions, plus elle ajoute du poids. Pour le Conseil fédéral, ce surpoids ne doit pas devenir un handicap réglementaire dans le transport professionnel.