Un nouveau doublé pour Hugelshofer
Hugelshofer Transport accueille ses 86e et 87e camions électriques, un SuperPanther et un SANY. L’objectif est de tester de nouvelles technologies en conditions réelles, et non de tourner le dos aux constructeurs européens. L’entreprise suisse vise une flotte entièrement électrique d’ici à 2035.
Un nouveau doublé pour Hugelshofer
Hugelshofer Transport poursuit son parcours dans l'univers des motorisations électriques. L’entreprise met en service deux nouveaux poids lourds électriques : un SuperPanther eTOPAS 600 produit dans l’usine autrichienne de STEYR et un SANY e263 fabriqué en Chine. Ce dernier est le premier camion électrique de la marque SANY immatriculé en Suisse. La flotte électrique de l’entreprise compte désormais 87 véhicules.
Le message est sans ambiguïté : Hugelshofer ne cherche pas à remplacer les marques européennes éprouvées, mais à élargir son expérience. Après plusieurs années de tests avec différents constructeurs européens, l’entreprise veut désormais évaluer ces deux nouveaux concepts dans les conditions exigeantes du transport quotidien. Les critères sont concrets : autonomie, consommation d’énergie, fiabilité, facilité d’utilisation, qualité du service et coûts d’exploitation sur l’ensemble du cycle de vie.
Pour le transport lourd en Suisse, ces comparaisons sont précieuses. Des données recueillies sur le terrain permettent de mieux évaluer les véhicules, d’optimiser la recharge et de mesurer leur rentabilité. Hugelshofer dispose déjà d’un solide retour d’expérience : 87 camions électriques, plus de 13 millions de kilomètres parcourus à l’électricité, quelque 68’000 recharges et plus de 10’000 tonnes de CO₂ économisées.
L’électrification ne se limite toutefois pas à l’achat de véhicules. Infrastructure de recharge, approvisionnement énergétique, planification des tournées et compétences des équipes sont tout aussi déterminants. Hugelshofer entend poursuivre sa transition : l’objectif est de convertir toute sa flotte à l’électrique d’ici à 2035 au plus tard.
L’origine du camion n’est donc pas le critère décisif. Ce qui compte, c’est sa capacité à répondre aux exigences du transport suisse, de manière fiable et économique.
